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Partageons le code source de nos tiers-lieux

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Alors que nous assistons à une multiplication de nouveaux lieux propices à la collaboration et au partage, un enjeu double se présente à nous. Comment démocratiser l'accès à ces lieux et connecter les différentes communautés que sont celles des espaces de coworking, des fablabs ou des hackerspaces. Ou plutôt, comment reconnecter, ces lieux partageant en fait le même ADN : celui d'un tiers-lieu. Comment créer la base de connaissance, encore manquante, pour la création et l'animation de tels lieux? Faisons preuve d'intelligence... collective

Le tiers-lieu, concept théorisé par Ray Oldenburg dans « The Great Good Place », est un lieu à mi-chemin entre le domicile et le bureau, redéfinissant la notion de travail et de socialisation. Pour certains, il pourrait s'agir d'un télécentre, pour d'autres, d'un réel moyen de réenchanter le monde. A l'occasion de la publication fin 2013, d'un manifeste pour les Tiers-Lieux , Deskmag a décidé de questionner l’un des initiateurs de ce projet, sur la nécessité de démocratiser ces lieux et de rassembler les  différentes communautés qu’ils abritent. Co-fondateur du Comptoir Numérique à Saint-Étienne et coorganisateur du 1er tour de France du télétravail et des tiers-lieux,Yoann Duriaux a répondu aux questions de Deskmag. Et selon lui, il y a urgence. Nous pourrions tuer certaines communautés et aussi oublier que même les grandes entreprises s'intéressent désormais d'avantage aux tiers-lieux en général qu'aux télécentres en particulier. 

De l'urgente nécessité des tiers-lieux

Pour Yoann Duriaux, « les tiers-lieux sont des médicaments indispensables pour les territoires », surtout par les temps de crise que nous traversons, et au moment même où un sentiment de solitude s'invite dans notre monde pourtant connecté. Espaces de coworking, hackerspaces, fablabs, pour ne citer que les exemples parmi les plus connus, pourraient au niveau d'un territoire, participer à la création d'emploi, de lien social et à la redéfinition du vivre ensemble. Consommation collaborative, culture, medias, innovation sociale et éducation sont autant de composantes qui s'intègrent déjà dans certains tiers-lieux. D’ailleurs, le cofondateur du Comptoir Numérique persiste et signe, « le tiers-lieu est aussi politique ». 

Selon lui les différentes communautés sont encore trop cloisonnées, alors qu'elles pourraient se retrouver, interagir, au sein d'un même tiers-lieu, plus efficace, plus aboutit. Dans cette vision, les espaces de coworking seraient un projet dans le territoire alors que le tiers-lieux serait un projet de territoire. « De l'espace de coworking, en passant par les fablabs, j'ai le sentiment que les tiers-lieux se replient aujourd'hui sur eux-mêmes, que tout le monde se centre sur sa seule communauté, alors que ces lieux partagent tous le même ADN. Lors de la conférence européenne sur le coworking de 2011, j'avais l'impression qu'on faisait tous partie de la même famille, mais qu'il n'y avait pas de réel échange ».

Aussi étrange que cela puisse paraître, l’une des raisons de ce repliement pourrait être étymologique. Peut être, comme le souligne Yoann Duriaux, avons-nous en France, comme dans d'autre pays, tout simplement mal traduit le concept de « community ». Un concept bien moins réducteur que celui de « communauté ». « Community » exprime une notion bien commun, et inclut plus qu'il n'exclut.

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